vendredi 31 août 2007
Un été musique
Parce que l'été, on prend plus le temps de laisser traîner ses oreilles, j'ai écouté :
La Fille , tu sais de Clarika, dont j'ai déjà parlé ici. On retrouve dans cet album plus ancien les mêmes ingrédients que dans Joker : humour et amour, rythmes bien marqués et entraînants ou mélodies tristes. On y retrouve une Clarika plus légère. Si Joker est l'album de la maturité, je dirais que La Fille, tu sais serais l'album de l'adolescence : impertinent et attachant.
J'ai également beaucoup écouté La Suite, second album de La Grande Sophie. Ses chansons sont très rythmées et donnent la pêche. LGS a l'art de faire du rock avec des sujets du quotidien.
Enfin, Gérald (pas Gérard) Genty m'a demandé une écoute plus attentive pour que je puisse bien apprécié son humour biscornu et ses jeux de mots (pas toujours à 2 balles). Le Plus grand chanteur de tout l'étang est vraiment un artiste à découvrir...
mardi 28 août 2007
Un été "suites"
Bonjour à tous,
J'espère que vous allez bien et que les vacances ont été agréables. Pour la rentrée, je vous propose un petit "digest" de mes lectures, écoutes et visonnages de l'été. Je vous propose de commencer par les "suites"...
Parce que pendant l'année, on n'a jamais le temps de lire les tomes 2, 3, 4...
Jango est le volume 2 de la série pour ados Nobles Guerriers de William Nicholson (Gallimard jeunesse). On y retrouve les héros du premier tome, Seeker, Etoile de l'Aube et Sauvage. Tous 3 suivent maintenant la formation pour devenir des Nobles Guerriers. Mais le chemin est long et chacun, avec ses doutes et ses craintes, va devoir choisir son destin. Un peu compliqué mais terriblement prenant...
J'ai accompagné Ulysse, Pénélope et Télémaque dans la suite de leur Odyssée avec Les Naufragés de Poséidon et Le Sortilège des Ombres de Michel Honaker (chez Flammarion). Son histoire est toujours aussi palpitante, surtout sous la plume d'un si bon auteur. J'attends le quatrième (et j'espère dernier) tome avec impatience.
J'ai retrouvé Aurore qui, dans ce second tome, prend de la distance par rapport à sa famille et va vivre chez ses grand-parents. Toute adolescente et tête-à-claques qu'elle soit parfois, c'est une héroïne attachante, pleine de bonne volonté, avec un humour décapant. Marie Desplechin nous gâte encore avec ce livre. (Toujours fâchée chez l'Ecole des Loisirs).
Pour finir, une relecture : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé de J. K. Rowling chez Gallimard jeunesse. D'accord, c'est un peu vieux. Mais il est nécessaire de se rappeler ce qu'est un horcruxe avant de lire le dernier tome qui paraîtra en octobre !
samedi 11 août 2007
Le swing du guerrier
La Dernière danses des Maoris / Caryl Férey. – Syros, 2007. – (Souris Noire).
Alice et son père attendent le retour de leur mère et épouse, qui est géographe en mission en Nouvelle-Zélande. Mais catastrophe : un appel leur annonce qu’elle a eu un accident et qu’elle est hospitalisée. Qu’à cela ne tienne : c’est Alice et son père qui iront passer Noël avec elle, à l’autre bout de la terre. Mais une fois sur place, les incidents s’enchaînent : Alice manque de se noyer, on tire sur le bateau où elle se trouve… Les soupçons se portent sur un mystérieux Maoris au visage tatoué.
Ce roman policier ne va pas révolutionner le genre mais procure une lecture distrayante. Le message de tolérance et d’écologie, ainsi que la découverte du peuple Maori, sont intéressants à découvrir.
jeudi 9 août 2007
Sous les pavés
Ma Révolution / Sophie Dieuaide ; ill. Béatrice Rodriguez. – Bayard poche, 2007. – (J’aime lire).
Après avoir vu une émission sur Mai 68 (qui a fait briller les yeux de sa grand-mère), Thomas décide de faire lui aussi la révolution dans son école. Entraînant ses amis avec lui, il a quand même du mal à la démarrer. Jusqu’à ce qu’il trouve la solution à la cantine : stop aux haricots, oui aux chips !! Toute l’école se décide à le suivre… pour un temps.
C’est une petite histoire drôle, qui permet de voir Mai 68 avec les yeux d’un enfant d’aujourd’hui. On retrouve le style de Sophie Dieuaide dans cette courte lecture-plaisir.
mardi 7 août 2007
Roman chouette !
Les Gardiens de Ga’Hoole (livre I) : L’enlèvement / Kathryn Lasky ; trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Moran. Pocket jeunesse, 2007.
Soren est une jeune chouette effraie, qui vit avec ses parents, son frère et sa sœur au creux d’un arbre. Sa vie est rythmée par différentes cérémonies marquant les évolutions importantes de sa vie. Mais un jour, alors qu’il ne sait pas encore voler, il est enlevé et emmené à l’orphelinat de Saint-Aegolius. Là-bas, dominé et effrayé par des chouettes et des hiboux, il va devoir se livrer à des rituels bizarres. Heureusement, plusieurs « amis » sont là pour l’aider, dont Gylfie qui l’aidera à ne pas être « débouluné ». Car c’est en gardant toute sa raison que Soren arrivera à s’échapper…
Pour ceux qui connaissent, ce roman orignal rappelle la trilogie de Kenneth Oppel autour des chauves-souris. Ici, nous avons affaire à des rapaces nocturnes, ce qui, bien qu’ils soient légèrement anthropomorphisés, nous permet de découvrir leurs mœurs. L’aventure de Soren est entraînante mais pour connaître la fin, il vous faudra lire les trois autres tomes, le quatrième (et dernier) devant paraître en septembre. Le niveau de lecture est assez simple (vocabulaire, sentiments, situation) ce qui permet aux jeunes lecteurs de se plonger dans ce livre à partir de 8-9 ans.
dimanche 5 août 2007
Trop mortel !
Le Photographe / Mano Gentil. – Syros, 2006. – (Les Uns les autres).
A la fin des années 1970, la peine de mort est toujours en vigueur. Lors des exécutions capitales, un homme doit jouer le rôle de « photographe » : il lui faut maintenir la tête du condamné afin que celui-ci ne la rentre pas dans ses épaules. C’est Monsieur Umbert qui joue ce rôle, tout comme son père avant lui. Il nous raconte un peu sa vie et surtout les préparatifs d’une exécution, rituels minutieux, qui ne laisse pas la place aux doutes…
Si aujourd’hui (presque) personne ne songerait à rétablir la peine de mort, ce roman nous plonge dans l’atmosphère de la fin des années 1970, où des voix commençaient à demander son abolition. Le personnage de Monsieur Umbert, personnage qui nous semble rigide et froid, raconte son expérience de manière détaillée, sans aucune chaleur humaine. Pourtant, celle-ci apparaît progressivement grâce à l’arrivée d’une femme dans sa vie. Cela provoquera une faille dans sa carapace, laissant s’installer le doute et la peur. Un roman qui permet de ne pas oublier.
samedi 4 août 2007
Famille en recomposition
Je ne veux pas qu’on sache / Josette Chicheportiche. – Pocket jeunesse, 2007.
Théo est très malheureux : ses parents divorcent. D’autant que ni son père, ni sa mère ne semblent le comprendre. On lui demande d’être fort, de prendre soin de sa petite sœur Lola, alors que lui-même se sent dépasser par ces histoires d’adultes. La chose est d’autant plus dure à supporter que son père quitte sa mère pour un autre homme. Théo refuse que cela se sache.
Sans minimiser le thème de l’homosexualité, Josette Chicheportiche a plus écrit un livre sur le divorce et la difficulté de certains enfants à supporter cette situation (Lola, la sœur de Théo, a 5 ans et s’accommode très bien de cette situation). Tout est traité à travers le regard de Théo, avec beaucoup de sensibilité et de justesse Le fait que son père aime un autre homme est une difficulté supplémentaire et ouvre de nombreuses réflexions mais pas le thème central. Pour moi, le vrai sujet, c’est la déchirure d’un enfant qui voudrait que ses parents restent ensembles et continuent à s’aimer. Mais il est face à des parents faillibles qui, préoccupés par leurs problèmes personnels, ne voient pas sa souffrance. Par exemple, quand sa mère lui confie ses problèmes conjugaux, alors que lui refuse ces mots/maux (« Je n’ai pas envie d’entendre ça, voilà ce que Théo n’arrivait pas à lui dire. »). Heureusement pour lui, Théo est un garçon intelligent, que ces évènements vont rendre plus mature : c’est lui qui mettra chacun face à ses responsabilités et lui qui choisira sa vie.
jeudi 2 août 2007
Et vice-versa ?
Mon corps est un œil / Alex Cousseau. – Le Rouergue, 2007. – (Do Ado).
Quand ils sont nés dans leur pays en Amérique du Sud, leur grand-mère leur a donné un emblème sur leur bonnet : une fourmi pour lui, une chauve-souris pour son frère Yayo et un poney bleue pour sa petite sœur Tiza. Aujourd’hui, Yayo et lui sont adolescents. Grand-Mère est morte il y a longtemps, ainsi que Tiza. Ils ont été adoptés par des Français. Pour l’instant, ils sont seuls dans une maison au bord d’un lac. Alors qu’ils partent pêcher, ils repèrent une barque au milieu du lac. Dans celle-ci, ils découvrent un poney mort, presque bleu. Cela leur rappelle Tiza et soulève des questions autour de sa mort…
Je dois avouer : je n’ai pas compris le but de cette histoire. Je trouvai que ça commençai bien mais après, je ne sais plus. Ce n’est pas une histoire sur l’adoption, ce n’est pas une enquête policière, ça n’a pas vraiment de fin bien tranchée. Bref, si quelqu’un veut bien éclairer ma lanterne et me dire si je passe à côté d’un chef d’œuvre, je suis preneur.
PS : J’ai fait lire à une collègue et elle est aussi dubitative que moi (en plus, elle m’a dit qu’un poney mort, c’est dur à transporter).




